Le dimanche 30 septembre à 17h, au Théâtre du Jorat, Mézières.

En invités du 12h30 sur La Première, avec Pierre-Yves Borgeaud et Dominique Tille

Extraits

#3 Contexte, Michel

Il y a un avant mai 68. C’est difficile de se remettre dans cet avant, de réaliser à quel point, il y avait une violence plus forte qu’aujourd’hui. Au Mexique, c’était 500 morts dans les manifestations étudiantes. On a été extrêmement chanceux, en Suisse, en France ou en Italie. Parce que partout ça massacrait. Ça massacrait à Prague. Ça massacrait au Vietnam, en Afrique, en Amérique latine. Aux États-Unis, c’était d’une violence absolument incroyable, le nombre de morts qu’il y a eu dans les manifestations contre le Vietnam, y compris ceux qui sont allés au Vietnam et qui y ont laissé leur peau.
Le monde était rigide et monolithique. Il y avait les bons, les mauvais. Il y avait les communistes, l’Occident. Il y avait le tiers monde, le premier monde. C’était beaucoup moins mélangé que maintenant. Il y avait des frontières partout.
Dans les couples, chacun son rôle, chacun son job. Les femmes ne pouvaient pas prendre un compte en banque sans avoir la signature du mari. C’était des trucs invraisemblables.
Mes parents, ils comprenaient mais rien. La musique ? Ils n’y comprenaient rien. Ils n’entendaient pas la différence entre un slow des Moody Blues ou bien un rock des Rolling Stones. C’était juste un bruit pour eux. Pareil pour la littérature. Ils ne captaient absolument pas ce qui nous excitait. Les voyages ! Ils hallucinaient qu’on veuille aller en Inde ! Mais, pourquoi en Inde ?
Une grande incompréhension. Nos regards ont changé rapidement. Quant au changement social

#14 Mots, Cristelle

Moi ce que j’aimerais, c’est que vous mettiez des mots sur des utopies que vous avez. Pourquoi vous ne les dites pas ?
Je suis sûre qu’il y a quelque part un rêve.
Mais il est où ?
Je vous donne une baguette magique maintenant, vous en faites quoi ? Hein ? Par rapport au monde ? Il y a quand même des trucs à faire.
Mettez des mots sur vos utopies.
Avoir un idéal c’est bien, parce que c’est une énergie. Mettez des mots sur une énergie que vous avez. Moi j’aimerais mieux savoir ce qui vous rend heureux.

 
 
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